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Single Cell Transcriptome Analyses ... using cellenONE ... A comparison of spheroids vs 2D culture


Le 26 janvier, Cellenion, membre de l'IFBF, présentera ses solutions d'analyse monocellulaire de modèles cellulaires 3D. Au cours du webinaire, la société présentera les résultats d'une étude transcriptomique comparative de cellules HepaRG cultivées en monocouche 2D traditionnelle et de sphéroïdes 3D.

Cette étude, menée dans le cadre du projet iLite, montre la puissance des analyses monocellulaires et confirme que les cellules HepaRG cultivées sous forme de sphéroïdes 3D affichent un phénotype plus hépatique que des cellules cultivées dans une monocouche 2D.

L'enregistrement est gratuit mais obligatoire en cliquant sur l'image ci-dessous:

Cellenion 2021 01

Logo iLite

Conférence de l'EASO, TERMIS et l'ISS Aragon en février 2021 (mise-à-jour)


En complément de notre post du 1er décembre dernier (voir ci-dessous), vous trouverez ici le document de présentation de la conférence.

 

EASO TERMIS Winter School

Cellules souches pluripotentes et organoïdes pour l'étude des maladies du foie


Le 27 janvier prochain, le séminaire web de la FHU (Fédération Hospitalo-Universitaire) Hépatinov dirigée par le Pr Duclos-Vallée aura pour thème "Cellules souches pluripotentes et organoïdes pour l'étude des maladies du foie".
Il sera animé par Ludovic Vallier de l'université de Cambridge, un des experts internationaux des organoïdes et plus particuièrement des organoïdes hépatiques.

Vous pourrez rejoindre le séminaire en cliquant sur l'image ci-dessous:

Logo Hpatinov

How far can brain organoid research go?


Le 27 janvier prochain, la prochaine édition des réunions virtuelles de la FSSCR (French Society for Stem Cell Research - Société Française de Recherche sur les Cellules Souches) aura pour thème "How far can brain organoid research go?" et sera animée par Sergiu Pasca de l'université de Stanford, un des experts de réputation internationale dans le domaine des organoïdes neuronaux.

L'enregistrement est gratuit mais obligatoire en cliquant sur l'image ci-dessous:

Meet the stem cells

Frontiers of stem cell and organoid technology 2021


La session 2021 du séminaire "Frontiers of stem cell and organoid technology" se tiendra du lundi 25 au jeudi 28 janvier par vidéo-conférence.

Le séminaire est organisé, dans le cadre d'une coopération entre chercheurs français et japonais, notamment par Maxime Mahé (Inserm, Université de Nantes) et membre du Conseil Scientifique de l'IFBF.

Vous trouverez le programme du séminaire en suivant ce lien et pouvez vous enregistrer ici (enregistrement gratuit mais obligatoire).

FSO2021

 

Différenciation de cellules souches en hépatocytes: nouveaux protocoles et applications cliniques


Un récent article paru dans la revue Hépatology fait le point sur les progrès des protocoles de différenciation de cellules souches en hépatocytes. Les cellules souches pluripotentes humaines peuvent être amplifiées indéfiniment et différenciées en tout type de cellule.  Mais les cellules hépatiques obtenues après la différenciation ont plus de caractéristiques foetales qu'adultes. De nouvelles technologies ont été utilisées pour améliorer le processus de différenciation ces dernières années. Elles laissent espérer des applications cliniques prometteuses.

L'article a été rédigé par E. Luce et A. Messina sous la direction d'A. Dubart-Kupperschmitt et de JC Duclos-Vallée, membres de l'IFBF et impliqués dans le projet iLite.

Il sera bientôt disponible via ce lien.

Hepatology 

IBEC - Webinar - Mécanobiologie des organoïdes intestinaux


L’Institut de Biofabrication de Catalogne (Institute for Bioengineering of Catalonia - IBEC) est l’un des quelques centres européens spécialisés en biofabrication.

L’IBEC a récemment mis en ligne la vidéo d’un webinar animé par un de ses directeurs de recherche, Xavier Trépat, consacré à la mécanobiologie des organoïdes intestinaux (traction, pression, resserrement).

La video peut être vue ici.

 

IBEC

 

Applications industrielles et cliniques de la recherche sur les biomatériaux


« Applications industrielles et cliniques de la recherche sur les biomatériaux », tel a été le thème de la présentation de Didier Letourneur, directeur du Laboratory for Vascular Translational Science et membre du Conseil Scientifique de l’IFBF à l’occasion de la 2ème journée scientifique de l’Institut de Recherche sur le Médicament et l’Innovation Thérapeutique (IRMIT, Université Paris-Saclay).

De l’orteil artificiel égyptien (2300 ans avant notre ère) aux matrices poreuses de polysaccharides et leurs essais précliniques (réparations du cœur, du foie, du cerveau, de l’os; ingénierie vasculaire; peau biofabriquée; système d’administration de médicaments ...), les retombées de la recherche en biomatériaux s’annoncent de plus en plus prometteuses.

La présentation de Didier Letourneur est téléchargeable ici.

 

2020 12 07 D Letourneur Conf Irmit

GoLiver Tx: Sceau d'Excellence


GoLiver Therapeutics, membre de l’IFBF, a reçu le 25 novembre le Sceau d'Excellence de la Commission Européenne dans le cadre de Horizon H2020-EIC Accelerator pour son projet GotoMars d’essai clinique de phase 1 pour le traitement de l’insuffisance hépatique aiguë à des cellules souches pluripotentes différenciées. Ce projet a été élaboré en collaboration avec des établissements hospitaliers dont le Centre Hépato-Biliaire, également membre de l’IFBF.

Le «label d’excellence» est un label de qualité conféré à des propositions de projets présentées en vue de l'obtention d'un financement au titre d’Horizon 2020, le programme-cadre de l’UE pour la recherche et l’innovation.

 

Seal of excellence European Commission

Conférence de l'EASO, TERMIS et l'ISS Aragon en février 2021


L’European Society for Artificial Organs (EASO), une association mondiale pour la promotion de la conservation et régénération des tissus et des organes par la technologie des organes artificiels, la Tissue Engineering and Regenerative Medecine International Society (TERMIS) pour l'avancement de la science et de la technologie de l'ingénierie tissulaire et la médecine régénérative et l'Institut de recherche pour la santé d'Aragon (IIS Aragon) organisent une conférence en ligne les 24 et 26 février 2021: « The Bionic Human: Biomaterials, (Bio) Artificial and Bioengineered Organs, and Cybernetics for the Future of Regenerative Medicine ».

Le Pr Duclos-Vallée, président de l'IFBF et Cécile Legallais, membre du comité scientifique de l'IFBF discuteront des organes bio-artificiels.

Vous pouvez consulter le programme de l'école d'hiver ici.

 

EASO TERMIS Winter School

Appel aux dons 2020


Madame, Monsieur,

L’Institut Français de BioFabrication se félicite que vous vous intéressiez à la biofabrication, une nouvelle discipline de santé pleine d’avenir.

L’IFBF mène son effort grâce au bénévolat de ses membres mais aussi grâce à la générosité de ses donateurs.

Nous soumettons à votre attention ce document en espérant que votre générosité s’exercera en notre faveur.

Bien cordialement,

Le Bureau Exécutif

Appel aux dons 2020

- L’IFBF est une association d’intérêt général. Votre don vous donne droit à une réduction fiscale importante -

5,5 milliards de $ pour la médecine régénérative en Californie


Le 3 novembre dernier, les électeurs californiens sont se rendus aux urnes pour choisir leur prochain président de l’Union mais également voter plusieurs propositions de loi. Ils ont ainsi approuvé la proposition n°14 d’un financement de 5,5 milliards de $ sur 30 ans en faveur du California Institute for Regenerative Medicine – CIRM. Ce financement prend le relai du financement initial à hauteur de 2,7 milliards de $ depuis la création de l’institut en 2004.

Le CIRM finance en Californie des infrastructures techniques et la recherche à base de cellules souches, notamment la fabrication d’organoïdes, la mise au point d’organes sur puce, la bio-impression et plus généralement la biofabrication.

Consulter le communiqué de presse ici.

 

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Un campus de bioproduction pour la médecine régénérative au Canada


L’Ontario Institute for Regenerative Medecine (OIRM), fondé en 2014 et financé par le gouvernement canadien, réunit plus de 250 chercheurs de la province de l’Ontario plus particulièrement spécialisés en culture des cellules souches et biofabrication (peau, muscle cardiaque…).

Chargé de valoriser les résultats de la recherche de l’OIRM, le Centre for Commercialization of Regenerative Medicine (CCRM) est un accélérateur de projets spécialisé en médecine régénérative, thérapie cellulaire et thérapie génique. Son financement est assuré par le gouvernement canadien et la province de l’Ontario. Il est doté d’une plateforme de 4 000 m2 située à Toronto dont un quart répond aux exigences des Good Manufacturing Practices-GMP.

Le CCRM envisage avec le parc d’innovations de Hamilton, la 3ème ville la plus importante de la province, l'édification d'un « campus de bioproduction » spécialisé en médecine régénérative autour de ce qui sera le plus grand Contract Development and Manufacturing Organization (CDMO) du Canada (voir le communiqué de presse ici).

Le Canada affirme ainsi ses ambitions en matière de médecine régénérative, bioproduction et biofabrication.

CCRM Biomanufacturing campus

 (vue d'artiste du campus)

 

Repenser l'innovation en santé


La société contemporaine prête à l’innovation des mérites éminents, notamment dans le domaine de la santé. L’innovation médicale est censée augmenter la durée de vie, améliorer sa qualité et générer des retombées économiques importantes. 

C’est d’autant plus le cas pour les innovations dites de rupture, dont la biofabrication, dont les résultats sont considérés a priori très prometteurs.

Or l’expérience montre qu’ « il n’y a souvent qu’un pas entre la disruption et le sensationnel » et une question légitime est posée : « un médicament efficace mais inaccessible car trop onéreux constitue-t-il un réel progrès ? »

Dans une récente note, le Comité d’éthique de l’Inserm interroge  les innovations dans leur définition, les moyens de les évaluer et d’en orienter la production selon leurs caractéristiques.

La note du Comité est téléchargeable (ici) ou consultable sur le site de l’Inserm (ici).

Par ailleurs, la 7e édition de la journée annuelle du Comité d'éthique de l'Inserm, le 25 novembre prochain, sera dédiée à ce thème. Pour vous inscrire, suivez ce lien.

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Formation de tubes biliaires dans un système de culture en 3D


Les chercheurs de l’Inserm UMR_S1193 à l’hôpital Paul Brousse de Villejuif dirigés par Anne Dubart-Kupperschmitt, membre du Conseil Scientifique de l'IFBF (voir ici), ont montré, dans le cadre du projet de Recherche Hospitalo-Universitaire iLite (innovations in Liver tissue engineering), que des cellules pluripotentes humaines induites (hiPSC) pouvaient être différenciées en cholangiocytes capables de s’auto-assembler pour former des tubes biliaires dans un système de culture en trois dimensions. Le transport actif d’un analogue d’acides biliaires fluorescent a permis de montrer la fonctionnalité des tubes formés, démontrant le potentiel de ces structures dans une approche de bioconstruction.

L’article détaillant le protocole est paru en juillet dernier dans le volume 159 de Methods in Cell Biology (voir ici).

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L'équipe en compagnie du Pr Duclos-Vallée, responsable scientifique du projet iLite

Organoïdes : créés in vitro mais au plus proche des tissus


Le Quotidien du Médecin rend compte dans un article paru le 8 septembre (voir ici) de ses entretiens avec plusieurs spécialistes des organoïdes, notamment Anne Dubart-Kupperschmitt, membre du Conseil Scientifique de l’IFBF (voir ici) et Jean-Charles Duclos-Vallée, président de l’Institut (voir ici). 

Les chercheurs et cliniciens ont mis en valeur le grand intérêt que représentent les organoïdes pour la compréhension des maladies (en ce moment la Covid-19, voir notre post du 26 juin dernier), la mise au point de nouvelles molécules, la régénération tissulaire et la greffe d’organes. Ils ont mentionné également les défis qu’ils doivent relever, celui de la vascularisation en premier lieu.

Un accent tout particulier a été mis sur les organoïdes de foie capables de reproduire un grand nombre des fonctions de l’organe dont le total dépasse les 500. L’article se termine par la mention de l’essai sur l’animal d’un bioréacteur hépatique, un des objectifs du projet iLite (voir ici).

Ingénierie tissulaire et pandémie


Après Nature (voir l'actualité en date du 26 juin 2020), le New York Times se fait l'écho de l'utilisation de l'ingénierie tissulaire, et notamment de la bioimpression, en vue de tester des molécules pharmaceutiques.

"... Anthony Atala, le directeur du Wake Forest Institute for Regenerative Medicine, et son équipe (...) créent de minuscules répliques d'organes humains - certains aussi petits qu'une tête d'épingle - pour tester des médicaments pour lutter contre la Covid-19.
L'équipe construit des poumons et des colons miniatures - deux organes particulièrement touchés par le coronavirus - puis les envoie de nuit par courrier pour des tests dans un laboratoire de biosécurité de l'Université George Mason à Fairfax, en Virginie...
Au cours des dernières années, l'institut du Dr Atala avait déjà imprimé ces minuscules groupes de cellules pour tester l'efficacité des médicaments contre les bactéries et les maladies infectieuses comme le virus Zika, «mais nous n'avons jamais pensé que nous envisagerions cela pour une pandémie», a-t-il déclaré. Son équipe a la capacité d'imprimer des "milliers par heure", a-t-il déclaré depuis son laboratoire de Winston-Salem, N.C."

L'article du New York Times, en accès libre, peut être consulter ici ou sur le site du journal ici.

Un goût de lendemain


KFC, la chaîne de fast-food, annonce franchir une nouvelle étape vers son «restaurant du futur» en visant la fabrication de viande de poulet par bio-impression. KFC vient de signer un accord de coopération avec 3D Bioprinting Solutions, une société russe qui s'est fait connaître en 2018 par l'essai de sa technologie à bord de la Station Spatiale Internationale. Les partenaires se donnent l'objectif de "nuggets" de poulet biofabriquées dont l'apparence et le goût seront aussi proches que possible de ceux du produit original. Les premières "nuggets" biofabriquées seront disponibles dès cet automne.

Le communiqué de presse de KFC est disponible ici.

Module d'Ecole doctorale: Tissue and Organ Bioengineering


Lancé à l’initiative de l’IFBF en 2017, le module d'enseignement « Tissue and organ bioengineering » de l’Ecole doctorale « Innovation thérapeutique - du fondamental à l’appliqué » de l’Université Paris-Saclay n'a pas pu se tenir en avril du fait des mesures de confinement.

Il se tiendra les lundi 21, mercredi 23 et jeudi 24 septembre prochain sous la forme d'un webinar.

Des experts de nombreuses institutions de santé, d’enseignement et de recherche,

  • tant françaises (AP-HP, CEA, Ecole Polytechnique, IFBF, Inserm, Institut Pasteur, Institut de la Vision, IRBA, Université Paris-Saclay, UTC),
  • qu’étrangère (Health Sciences Institute in Aragon),

ainsi qu'une entreprise (Sanofi),

présenteront les nombreuses spécialités contribuant à la nouvelle discipline qu’est la biofabrication : 

  • culture cellulaire et d’organoïdes, 
  • matrices et « scaffolds »,
  • bioimpression, 
  • organes-sur-puce, 
  • systèmes extracorporels bio-artificiels,  
  • aspects réglementaires, économiques et éthiques.

Veuillez prendre connaissance du programme détaillé ici.

Le fondateur du Segway veut révolutionner la biofabrication


Dean Kamen, le créateur du Segway, a fondé l'Advanced Regenerative Manufacturing Institute, une association regroupant environ 170 membres, entreprises et institutions académiques de recherche dotée de 300 millions de $.

Son objectif est de "rassembler des personnes extraordinaires qui ont des expertises différentes et qui probablement ne collaborent pas ensemble mais qui, si elles le faisaient, pourraient progresser très rapidement et faire une percée majeure" et produire d'ici à dix ans des organes de remplacement.

L'article de la publication web OneZero est disponible sur son site ici ou téléchargeable ici.

SARS-CoV-2 et organoïdes


Les organoïdes, ces structures multicellulaires en trois dimensions qui repliquent partiellement l'anatomie d'un organe in vitro, représentent un champ essentiel de le recherche en biofabrication. Ils peuvent être les briques de base de la fabrication d'un tissu ou d'un organe bioartificiel. Ce sont également des outils très intéressants pour la compréhension des maladies et la mise au point de leurs traitements.

Cet article paru dans Nature relate l'utilisation d'organoïdes de poumon, mais aussi de rein, de foie et d'intestin, dans l'étude du COVID-19, notamment dans celle de ces cas les plus graves. De même, ces organoïdes facilitent grandement les tests initiaux de toxicologie en vue de la mise au point d'un traitement.

L'article de Nature, d'accès libre, peut-être lu sur le site de la revue ici, ou téléchargeable ici.

Researchers produce a model of the early embryonic brain


La recherche sur le développement du cerveau chez l’embryon occupe de nombreuses équipes. Celle du département des neurosciences de l’Université de Copenhague, en collaboration avec des ingénieurs en biotechnologie de l’Université de Lund en Suède, publie dans Nature Biotechnology un article proposant un modèle basé sur un système microfluidique. Le recours de cette technologie pose les fondations de l’utilisation de tissus en 3D pour l’analyse toxicologique.

Le communiqué de l’université de Copenhague est disponible ici.

L’article l’est ici.

La fabrication d'organoïdes intestinaux


Pour illustrer notre dernier post du 18 avril au sujet de la note du groupe de réflexion thématique du comité d’éthique de l’Inserm portant sur les enjeux éthiques de la recherche sur les organoïdes, nous mettons en ligne cette courte video de l'Université de Nantes et de l'Inserm montrant la fabrication d'organoïdes intestinaux.

La recherche sur les organoïdes : quels enjeux éthiques ?


La technique de construction d’organoïdes est un des piliers de la biofabrication. Les organoïdes sont des outils de recherche sur les processus biologiques et notamment l’interaction des cellules au sein d’un organe.

Un groupe de réflexion thématique du comité d’éthique de l’Inserm s’est penché sur les enjeux éthiques de la recherche sur les organoïdes. Anne Dubart-Kupperschmitt (UMR_S 1193), responsable de deux « work-packages » du projet iLite (innovation in Liver tissue engineering - voir ici) en a fait partie. Parmi les personnes auditionnées, Jean-Charles Duclos-Vallée, coordonnateur scientifique d’iLite et président de l’IFBF (voir ici).

Nous reprenons ci-dessous les points clefs de la note du groupe de travail :

  • Ce qui caractérise un organoïde en tant que tel, c’est qu’il exécute certaines fonctions propres à l’organe dont il est l’organoïde
  • Les organoïdes s’organisent seuls, de manière spontanée
  • Un organoïde n’a pas les mêmes propriétés et les mêmes fonctions que l’organe. Il n’est donc pas correct de parler des organoïdes comme de mini-organes
  • Les organoïdes sont des outils de recherche qui n’ont pas encore d’application en thérapie
  • Il n’est pas toujours bien établi que les organoïdes soient un bon modèle pour le diagnostic et l'évaluation des thérapies
  • L’absence actuelle, dans la majorité des cas, de vascularisation et/ou d’innervation de ces modèles produits in vitro est une limite pouvant poser de sérieux problèmes
  • Quelle valeur morale accorder au vivant conçu comme un ensemble de pièces à assembler ?
  • On observe le passage d’un ordre naturel à un ordre artificiel, à savoir une ingénierie du vivant qui pour certains est moralement problématique en ce qu’elle dénote une attitude inappropriée de notre part
  • Actuellement aucune norme juridique ne régit les organoïdes qui permettrait notamment de déterminer avec certitude qui est le « propriétaire » ou le « gardien » de cet élément biologique
  • La science doit garantir une démarche critique exerçant un contrôle vigilant sur ses propres avancées prospectives et s’engageant à ne rien promettre qui ne puisse être acté.

Concernant le cas particulier des organoïdes de cerveau (cérébroïdes) :

  • La possession de caractéristiques comme la sensibilité ou la conscience est déterminante pour définir le statut moral des cérébroïdes comme celui de tout individu
  • La signification accordée aux termes « émotion » et « conscience » est essentielle pour appréhender le statut moral des cérébroïdes
  • Si une activité électrique en tant que telle ne saurait être équivalente à de la conscience ou à de la sensibilité, on ne peut exclure qu’une entité constituée de neurones possède des états mentaux puisqu’il existe des relations de corrélation et même de causalité entre le mental ou l’esprit et le cerveau
  • La conscience se rapporte à un « réseau de la conscience » qui reposerait sur la capacité du cerveau à maintenir une dynamique cérébrale cohérente. Ainsi c’est la synchronisation et la cohérence des interactions entre les aires du cerveau, condition non réunie actuellement au niveau des cérébroïdes in vitro, qui permet d'être conscient
  • L'identification des moyens disponibles permettant d'approcher la question du statut moral des animaux chez lesquels seront transplantés des cérébroïdes humains doit être envisagée concrètement

Le texte de la note du groupe de travail du comité d’éthique de l’Inserm est téléchargeable ici ou disponible ici sur HAL (archive ouverte pluridisciplinaire) ou directement sur le site de l’Inserm ici.