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Ingénierie tissulaire et pandémie


Après Nature (voir l'actualité en date du 26 juin 2020), le New York Times se fait l'écho de l'utilisation de l'ingénierie tissulaire, et notamment de la bioimpression, en vue de tester des molécules pharmaceutiques.

"... Anthony Atala, le directeur du Wake Forest Institute for Regenerative Medicine, et son équipe (...) créent de minuscules répliques d'organes humains - certains aussi petits qu'une tête d'épingle - pour tester des médicaments pour lutter contre la Covid-19.
L'équipe construit des poumons et des colons miniatures - deux organes particulièrement touchés par le coronavirus - puis les envoie de nuit par courrier pour des tests dans un laboratoire de biosécurité de l'Université George Mason à Fairfax, en Virginie...
Au cours des dernières années, l'institut du Dr Atala avait déjà imprimé ces minuscules groupes de cellules pour tester l'efficacité des médicaments contre les bactéries et les maladies infectieuses comme le virus Zika, «mais nous n'avons jamais pensé que nous envisagerions cela pour une pandémie», a-t-il déclaré. Son équipe a la capacité d'imprimer des "milliers par heure", a-t-il déclaré depuis son laboratoire de Winston-Salem, N.C."

L'article du New York Times, en accès libre, peut être consulter ici ou sur le site du journal ici.

Un goût de lendemain


KFC, la chaîne de fast-food, annonce franchir une nouvelle étape vers son «restaurant du futur» en visant la fabrication de viande de poulet par bio-impression. KFC vient de signer un accord de coopération avec 3D Bioprinting Solutions, une société russe qui s'est fait connaître en 2018 par l'essai de sa technologie à bord de la Station Spatiale Internationale. Les partenaires se donnent l'objectif de "nuggets" de poulet biofabriquées dont l'apparence et le goût seront aussi proches que possible de ceux du produit original. Les premières "nuggets" biofabriquées seront disponibles dès cet automne.

Le communiqué de presse de KFC est disponible ici.

Module d'Ecole doctorale: Tissue and Organ Bioengineering


Lancé à l’initiative de l’IFBF en 2017, le module d'enseignement « Tissue and organ bioengineering » de l’Ecole doctorale « Innovation thérapeutique - du fondamental à l’appliqué » de l’Université Paris-Saclay n'a pas pu se tenir en avril du fait des mesures de confinement.

Il se tiendra les lundi 21, mercredi 23 et jeudi 24 septembre prochain sous la forme d'un webinar.

Des experts de nombreuses institutions de santé, d’enseignement et de recherche,

  • tant françaises (AP-HP, CEA, Ecole Polytechnique, IFBF, Inserm, Institut Pasteur, Institut de la Vision, IRBA, Université Paris-Saclay, UTC),
  • qu’étrangère (Health Sciences Institute in Aragon),

ainsi qu'une entreprise (Sanofi),

présenteront les nombreuses spécialités contribuant à la nouvelle discipline qu’est la biofabrication : 

  • culture cellulaire et d’organoïdes, 
  • matrices et « scaffolds »,
  • bioimpression, 
  • organes-sur-puce, 
  • systèmes extracorporels bio-artificiels,  
  • aspects réglementaires, économiques et éthiques.

Veuillez prendre connaissance du programme détaillé ici.

Le fondateur du Segway veut révolutionner la biofabrication


Dean Kamen, le créateur du Segway, a fondé l'Advanced Regenerative Manufacturing Institute, une association regroupant environ 170 membres, entreprises et institutions académiques de recherche dotée de 300 millions de $.

Son objectif est de "rassembler des personnes extraordinaires qui ont des expertises différentes et qui probablement ne collaborent pas ensemble mais qui, si elles le faisaient, pourraient progresser très rapidement et faire une percée majeure" et produire d'ici à dix ans des organes de remplacement.

L'article de la publication web OneZero est disponible sur son site ici ou téléchargeable ici.

SARS-CoV-2 et organoïdes


Les organoïdes, ces structures multicellulaires en trois dimensions qui repliquent partiellement l'anatomie d'un organe in vitro, représentent un champ essentiel de le recherche en biofabrication. Ils peuvent être les briques de base de la fabrication d'un tissu ou d'un organe bioartificiel. Ce sont également des outils très intéressants pour la compréhension des maladies et la mise au point de leurs traitements.

Cet article paru dans Nature relate l'utilisation d'organoïdes de poumon, mais aussi de rein, de foie et d'intestin, dans l'étude du COVID-19, notamment dans celle de ces cas les plus graves. De même, ces organoïdes facilitent grandement les tests initiaux de toxicologie en vue de la mise au point d'un traitement.

L'article de Nature, d'accès libre, peut-être lu sur le site de la revue ici, ou téléchargeable ici.

Researchers produce a model of the early embryonic brain


La recherche sur le développement du cerveau chez l’embryon occupe de nombreuses équipes. Celle du département des neurosciences de l’Université de Copenhague, en collaboration avec des ingénieurs en biotechnologie de l’Université de Lund en Suède, publie dans Nature Biotechnology un article proposant un modèle basé sur un système microfluidique. Le recours de cette technologie pose les fondations de l’utilisation de tissus en 3D pour l’analyse toxicologique.

Le communiqué de l’université de Copenhague est disponible ici.

L’article l’est ici.

La fabrication d'organoïdes intestinaux


Pour illustrer notre dernier post du 18 avril au sujet de la note du groupe de réflexion thématique du comité d’éthique de l’Inserm portant sur les enjeux éthiques de la recherche sur les organoïdes, nous mettons en ligne cette courte video de l'Université de Nantes et de l'Inserm montrant la fabrication d'organoïdes intestinaux.

La recherche sur les organoïdes : quels enjeux éthiques ?


La technique de construction d’organoïdes est un des piliers de la biofabrication. Les organoïdes sont des outils de recherche sur les processus biologiques et notamment l’interaction des cellules au sein d’un organe.

Un groupe de réflexion thématique du comité d’éthique de l’Inserm s’est penché sur les enjeux éthiques de la recherche sur les organoïdes. Anne Dubart-Kupperschmitt (UMR_S 1193), responsable de deux « work-packages » du projet iLite (innovation in Liver tissue engineering - voir ici) en a fait partie. Parmi les personnes auditionnées, Jean-Charles Duclos-Vallée, coordonnateur scientifique d’iLite et président de l’IFBF (voir ici).

Nous reprenons ci-dessous les points clefs de la note du groupe de travail :

  • Ce qui caractérise un organoïde en tant que tel, c’est qu’il exécute certaines fonctions propres à l’organe dont il est l’organoïde
  • Les organoïdes s’organisent seuls, de manière spontanée
  • Un organoïde n’a pas les mêmes propriétés et les mêmes fonctions que l’organe. Il n’est donc pas correct de parler des organoïdes comme de mini-organes
  • Les organoïdes sont des outils de recherche qui n’ont pas encore d’application en thérapie
  • Il n’est pas toujours bien établi que les organoïdes soient un bon modèle pour le diagnostic et l'évaluation des thérapies
  • L’absence actuelle, dans la majorité des cas, de vascularisation et/ou d’innervation de ces modèles produits in vitro est une limite pouvant poser de sérieux problèmes
  • Quelle valeur morale accorder au vivant conçu comme un ensemble de pièces à assembler ?
  • On observe le passage d’un ordre naturel à un ordre artificiel, à savoir une ingénierie du vivant qui pour certains est moralement problématique en ce qu’elle dénote une attitude inappropriée de notre part
  • Actuellement aucune norme juridique ne régit les organoïdes qui permettrait notamment de déterminer avec certitude qui est le « propriétaire » ou le « gardien » de cet élément biologique
  • La science doit garantir une démarche critique exerçant un contrôle vigilant sur ses propres avancées prospectives et s’engageant à ne rien promettre qui ne puisse être acté.

Concernant le cas particulier des organoïdes de cerveau (cérébroïdes) :

  • La possession de caractéristiques comme la sensibilité ou la conscience est déterminante pour définir le statut moral des cérébroïdes comme celui de tout individu
  • La signification accordée aux termes « émotion » et « conscience » est essentielle pour appréhender le statut moral des cérébroïdes
  • Si une activité électrique en tant que telle ne saurait être équivalente à de la conscience ou à de la sensibilité, on ne peut exclure qu’une entité constituée de neurones possède des états mentaux puisqu’il existe des relations de corrélation et même de causalité entre le mental ou l’esprit et le cerveau
  • La conscience se rapporte à un « réseau de la conscience » qui reposerait sur la capacité du cerveau à maintenir une dynamique cérébrale cohérente. Ainsi c’est la synchronisation et la cohérence des interactions entre les aires du cerveau, condition non réunie actuellement au niveau des cérébroïdes in vitro, qui permet d'être conscient
  • L'identification des moyens disponibles permettant d'approcher la question du statut moral des animaux chez lesquels seront transplantés des cérébroïdes humains doit être envisagée concrètement

Le texte de la note du groupe de travail du comité d’éthique de l’Inserm est téléchargeable ici ou disponible ici sur HAL (archive ouverte pluridisciplinaire) ou directement sur le site de l’Inserm ici.

Module d'Ecole doctorale: Tissue and Organ Bioengineering


Lancé à l’initiative de l’IFBF en 2017, le module d'enseignement « Tissue and organ bioengineering » de l’Ecole doctorale « Innovation thérapeutique - du fondamental à l’appliqué » de l’Université Paris-Saclay se tiendra les 22, 23 et 24 avril 2020.

Des experts de nombreuses institutions de santé, d’enseignement et de recherche,

  • tant françaises (AP-HP, CCML, CEA, Centrale-Supélec, Ecole Polytechnique, ENS Paris-Saclay, IFBF, Inserm, INSA, Institut Pasteur, Institut de la Vision, IRBA, INTS, Université Paris-Saclay, UTC),
  • qu’étrangères (Health Sciences Institute in Aragon, Université d’Edimbourg, de Louvain, de Tokyo, de Twente),
  • ainsi que des entreprises (Biopredic, Cyprio, GoLiver, Sanofi, Treefrog),

présenteront les nombreuses spécialités contribuant à la nouvelle discipline qu’est la biofabrication : 

  • culture cellulaire et d’organoïdes, 
  • matrices et « scaffolds »,
  • bioimpression, 
  • organes-sur-puce, 
  • systèmes extracorporels bio-artificiels, 
  • applications précliniques et cliniques, 
  • aspects réglementaires, économiques et éthiques.

Veuillez prendre connaissance du programme détaillé ici.

Pénurie d'organes (2)


A l'occasion de la "Journée Européenne du don d'organes et de la greffe" du 12 octobre 2019, la Commission Européenne a publié un bilan général pour l'année 2018.

Plus de 150 000 patients étaient dans l'attente d'un organe. 6 000 patients inscrits sont décédés.

  2018 EU Pnurie dorganes

47ème congrès de l’European Society for Artificial Organs (ESAO)


Le 47ème congrès de l’European Society for Artificial Organs (ESAO) se tiendra dans les locaux de la Brunel University à Uxbridge près de Londres du 8 au 12 septembre 2020. 

L’EASO promeut la recherche en matière de suppléance et de régénération de tissus et d’organes grâce à des organes artificiels ou bio-artificiels.

Les candidates et candidats à une communication (merci de prendre connaissance de la lettre des organisateurs ici) ont jusqu'au 29 février pour en faire parvenir le résumé. 

Merci de consulter le site de l’ESAO et celui de son congrès.

Pénurie d'organes (1)


Nous commençons aujourd’hui une série de posts ayant trait à la pénurie d’organes qui ne permet pas de répondre entièrement, loin de là, aux indications de greffe. Le nombre de patients inscrits sur les listes d’attente augmente et ne se résorbe pas. Chaque année, des patients décèdent faute d’une transplantation.

Un article paru en décembre 2018 dans le « Journal of the American Society of Nephrology » tire « le terrible bilan de la pénurie de rein » aux Etats-Unis. Les auteurs estiment à 126 000 le nombre de patients atteints chaque année d’une maladie rénale en phase terminale. Seuls 16% d’entre eux pourront bénéficier d’une greffe. Les 84% autres resteront sous dialyse avec une espérance de vie de moins de 5 ans.

L’article en anglais « The Terrible Toll of the Kidney Shortage » est disponible ici, ou directement sur le site du Jasn.

Virtual Physiological Human


Par analogie avec les expressions in vivo et in vitro, le terme in silico a été introduit pour qualifier les méthodes numériques qui permettent de simuler ou de modéliser un phénomène biologique à l’aide de l’informatique. Les méthodes in silico sont complémentaires des études in vivo et in vitro. Elles apportent des informations qui sont utiles à la bonne compréhension des mécanismes biologiques.

La robustesse du modèle dépend fortement des données expérimentales sur lesquels il se fonde. Le développement d’un modèle débute par la collecte de données expérimentales fiables. Cette étape est suivie par la caractérisation des structures en vue de les relier à la propriété expérimentale étudiée. Des outils d’analyse de données sont alors employés pour orienter la caractérisation et mettre en place le modèle à proprement dit. Le modèle une fois développé et afin d’estimer son pouvoir prédictif, des données expérimentales supplémentaires sont nécessaires.

Un prochain congrès à Paris, du 26 ou 28 août, réunira des spécialistes de la discipline, notamment des chercheurs qui participent au projet de recherche iLite (voir ici).

L’affiche du congrès est consultable ici.

Save the dates for the VPH2020 Conference organized by Inria and partners in Paris, August 26-28 2020
http://vph-conference.org

Une voix du passé : Nesyamun, scribe et prêtre du temple de Karnak, s’adresse à nous.


Des chercheurs et historiens britanniques ont fabriqué une copie artificielle en 3 dimensions du conduit vocal de Nesyamun, scribe et prêtre du temple de Karnak à Thèbes (l’actuel Luxor) qui vécut sous le règne de Ramsès XI (environ 1099-1060 avant JC).

Ils ont pour cela scanné sa momie, en excellent état et conservée au Leeds City Museum depuis 1823. En combinant l’organe recopié et un larynx artificiel, ils ont permis à Nesyamun de prononcer… une voyelle, un son que personne n’avait entendu depuis 3000 ans. Les dernières volontés de Nesyamun semblent avoir été respectées : les inscriptions sur son sarcophage indiquent qu’il espérait pouvoir de nouveau d’adresser aux dieux comme il l’avait fait durant sa vie.

Cet exemple illustre les résultats qui peuvent être espérés en matière de fonctionnement d’organes par la combinaison de matériau biologique (momifié en l’occurrence) et de technologies de pointe.

L’article, paru dans la revue Nature, est disponible ici :

Synthesis of a Vocal Sound from the 3,000 year old Mummy, Nesyamun ‘True of Voice’

Poste de Maître de Conférence enseignant à l'ENS Paris-Saclay


L’ENS Paris-Saclay propose un poste de Maître de Conférence enseignant au sein de son département Electronique Electrotechnique Automatique (EEA) et participant aux activités de recherche en systèmes microfluidiques pour la biologie du Laboratoire Lumière, Matière et Interfaces (LuMIn) dont les tutelles sont l’Université Paris-Saclay, l’ENS Paris-Saclay, le CNRS (INSIS) et Centrale-Supélec.

Merci de prendre connaissance de la description ci-jointe en cliquant ici.

HepaRG self‐assembled spheroids in alginate beads meet the clinical needs for bioartificial liver


Les chercheurs de l’Université de technologie de Compiègne, de l’Inserm UMR_S1193, du Département Hospitalo-Universitaire Hépatinov, collaborant dans le cadre du projet de Recherche Hospitalo-Universitaire iLite (innovations in Liver tissue engineering), ont montré que des hépatoblastes de la lignée HepaRG, encapsulés dans des billes d’alginate, se différencient et forment de manière spontanée des sphéroïdes d’hépatocytes. La mise en évidence d’une large gamme de fonctions (synthèse, activité enzymatique, détoxification) démontre le potentiel de cette approche pour la mise au point d’un foie bioartificiel externe.

L’article, paru dans la revue Tissue Engineering, est disponible ici :

https://www.liebertpub.com/doi/pdf/10.1089/ten.TEA.2019.0262

Unique opportunity for an experienced scientist in stem cell biology to develop a team in the field of liver bioengineering for the construction of liver organoids


Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale) is looking to hire an experienced scientist to lead stem cell research, develop a team and take part in projects in the field of liver bioengineering.

The place of work is in fully equipped premises within the Paul-Brousse Hospital campus next to the largest European center for liver transplantation (Centre Hépato-Biliaire) in Villejuif, south of Paris.

Please click below to access to the full proposal.

See the job offer

Morphogenèse de canaux biliaires dans des supports naturels et artificiels


Dans le cadre du projet de Recherche Hospitalo-Universitaire iLite (innovations in Liver tissue engineering), les chercheurs de l’Institut Pasteur, de l’Université Paris-Saclay, de l’Université de Technologie de Compiègne et de ESPCI ont exploré la formation d’organoïdes de cholangiocytes dans des supports naturels et synthétiques sous contrôle de leurs propriétés mécaniques. Ils ont publié leurs résultats dans la livraison de décembre 2019 de la revue « frontiers in Bioengineering and Biotecnology » et montrent les avantages de l’utilisation de supports synthétiques pour les modèles de formation de canaux biliaires.

Dans l’introduction à leur article, les auteurs écrivent : « The integration of bile duct epithelial cells (cholangiocytes) in artificial liver culture systems is important in order to generate more physiologically relevant liver models. Understanding the role of the cellular microenvironment on differentiation, physiology, and organogenesis of cholangiocytes into functional biliary tubes is essential for the development of new liver therapies, notably in the field of cholangiophaties. In this study, we investigated the role of natural or synthetic scaffolds on cholangiocytes cyst growth, lumen formation and polarization. We demonstrated that cholangiocyte cyst formation efficiency can be similar between natural and synthetic matrices provided that the mechanical properties of the hydrogels are matched. When using synthetic matrices, we also tried to understand the impact of elasticity, matrix metalloprotease-mediated degradation and integrin ligand density on cyst morphogenesis. We demonstrated that hydrogel stiffness regulates cyst formation. We found that controlling integrin ligand density was key in the establishment of large polarized cysts of cholangiocytes. The mechanism of lumen formation was found to rely on cell self-organization and proliferation. The formed cholangiocyte organoids showed a good MDR1 (multi drug resistance protein) transport activity. Our study highlights the advantages of fully synthetic scaffold as a tool to develop bile duct models. »

Le texte de l’article est disponible ici :
https://www.frontiersin.org/articles/10.3389/fbioe.2019.00417/full

GoLiver Therapeutics a les honneurs de la presse.


GoLiver Therapeutics, membre de l’Institut Français de BioFabrication, est une start-up née à Nantes en 2017 et pionnière de la thérapie cellulaire du foie en utilisant des cellules souches pluripotentes humaines différenciées.

Dans Les Echos du 5 décembre 2019, GoLiver Therapeutics annonce la signature d’« un protocole d'accord avec l'hôpital Paul-Brousse, à Villejuif, en vue de démarrer les essais cliniques de phase I et II pour le traitement des insuffisances hépatiques sévères .../... Le premier centre français de greffe du foie (par ailleurs siège de l’Institut Français de BioFabrication, ndlr) s'allie à la start-up nantaise, issue de l'Inserm et de l'université de Nantes, car elle développe une solution alternative dans un contexte de pénurie de donneurs, avec trois greffons disponibles pour dix demandes .../... La valeur ajoutée de la start-up de biotechnologies réside dans la capacité à sélectionner les cellules souches, embryonnaires ou iPS les mieux adaptées mais, aussi, au choix des ingrédients nutritifs, physiologiques et chimiques nécessaires à la conversion des cellules pluripotentes en hépatocytes congelés injectables. Ce biomédicament a fait ses preuves en préclinique sur des souris, sauvées d'une insuffisance hépatique aiguë .../... Avec les experts en transplantation de cet hôpital, nous allons pouvoir définir le design et la mise en place des essais cliniques, que nous comptons commencer d'ici à quatre ans, précise Tuan Huy Nguyen, président de GoLiver. »

Par ailleurs, dans Le Monde du 19 décembre 2019, GoLiver Therapeutics est le symbole de la réussite des acteurs nantais (Université, Inserm, CNRS, CHU) à faire éclore des entreprises issues de leurs laboratoires. « Son créateur, Tuan Huy Nguyen, affiche l’ambition de devenir un leader mondial dans la médecine régénérative en mettant sur le marché, à l’horizon 2025, un traitement innovant des maladies du foie évitant de recourir à une greffe .../... et susceptible de guérir les insuffisances hépatiques aiguës, les maladies génétiques, les cancers du foie ou même les cirrhoses .../... Chez la souris, il ne s’agissait que d’injecter 1 million de cellules. Pour l’homme, il faut passer à 2 milliards, détaille M. Nguyen. Très vite, en tant que chercheur, on se heurte à la barrière de l’industrialisation de la production, qui nécessite un niveau de financement très élevé, en l’occurrence 15 millions d’euros. D’où la nécessité de créer la start-up pour réussir à transformer cette innovation en un médicament. »

Article Le Monde :
https://www.lemonde.fr/campus/article/2019/12/14/dans-les-biotechnologies-et-la-sante-le-jeu-a-la-nantaise-fait-eclore-des-pepites_6022843_4401467.html

Article Les Echos :
https://www.lesechos.fr/pme-regions/innovateurs/goliver-therapeutics-developpe-une-alternative-a-la-greffe-du-foie-1153851

Emploi post-doctoral à l’UMR-S 1174


L’UMR-S 1174, membre du projet iLite (innovations in Liver tissue engineering), cherche à créer un réseau de canalicules biliaires fonctionnel.

Voir l'offre d'emploi

MOOC « Tissue & Organ Bioengineering » : les inscriptions sont ouvertes !


l'Institut Français de BioFabrication, en collaboration avec l’Université Paris-Sud et le Département Hospitalo-Universitaire Hépatinov, met à disposition des étudiants, des chercheurs et de toute personne intéressée son MOOC « Tissue & Organ Bioengineering » sur la plateforme FUN. Ce cours en ligne est le tout premier qui traite de la fabrication de tissus et d’organes, un vaste domaine scientifique dont l’exploration commence.

Vous pouvez télécharger la présentation du MOOC ici:

Présentation-MOOC-Tissue-Organ-Bioengineering.pdf

Vous pouvez accéder directement au MOOC sur la plateforme FUN en cliquant ci-dessous:

https://www.fun-mooc.fr/courses/course-v1:pasteur+96007+session01/about

Recrutement Cyprio


La jeune société Cyprio, créée en 2017 et spécialisée dans la production de sphéroïdes de cellules hépatiques et pancréatiques, recrute!

Voir l'offre d'emploi

Cellenion et Biopredic inaugure un laboratoire commun de recherche en médecine régénératrice du foie, sous la bannière de l'Institut Français de BioFabrication


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French companies and clinical researchers create a center of gravity for liver bioprinting.

On Wednesday, September 13th, Biopredic International and Cellenion unveiled a new joint “IFBF-Institute” laboratory at Hospital Paul-Brousse in Villejuif (south of Paris).

Cellenion, a daughter company of Berlin based Scienion AG, is a specialist in fully automated printing of viable cells for applications in the fields of bio-printing and bio-analytics. Biopredic International, a company based in Rennes, is a world leader in the production of a large range of cells and associated products for industrial research applications, with focus in pharmacokinetics, toxicology and pharmacology studies.

“Being able to work using bioprinting technologies offering resolution down to single cell is a fundamental tool in biology, tissue engineering and regenerative medicine” said Guilhem Tourniaire, Directeur Général at Cellenion, “With Biopredic, we have found a partner with excellent cell-based products and deep expertise in liver tissues engineering. This new facility will enable close collaborations with world-class clinicians and researchers to drastically accelerate development in liver tissue bioengineering”.

« We are a very customer focused company. As such, we always seek to expand our portfolio of solutions across the latest platform technologies” states Christophe Chesné, Chief Executive Officer at Biopredic and adds “Cellenion’s new acoustic based bioprinting technology is very synergistic with our cell and cell culture capabilities. The expertise of both companies are highly complementary, and working together in a joint laboratory will extend the companies’ clinical reach far beyond what was possible today”.

In recognition to the instrumental role of the association IFBF-Institute in enabling this joint laboratory opening, the laboratory was officially named “IFBF-Institute”. This Paris-based association funded by donations is dedicated to build an international platform devoted to the construction of bioengineered tissues in order to address the shortage of organ suitable for transplantation.

“IFBF-Institute is very pleased that two high tech and key commercial partners for regenerative liver sciences have settled in Villejuif and started joint activities in close proximity to patient care at Paul-Brousse Hospital“ states Prof. Dominique Franco, Founder and Chairman of IFBF-Institute.

Cellenion, Biopredic, IFBF-Institute and scientists at Paul-Brousse Hospital Campus are also members of the iLite (Innovations Liver Tissue Engineering) RHU project. iLite is a 5-year project funded by the National Research Agency (ANR), directed by professor Jean-Charles Duclos-Vallée, that gathers leading French researchers, clinicians and industrial partners to develop an external bio-artificial liver for acute liver failure patients, liver-on-a-chip platform for toxicology studies and, in the longer term, a transplantable bio-constructed liver. The joint laboratories of Cellenion and Biopredic are geared to accelerate research within the iLite consortium and establish new collaborations with researchers and clinicians at Paul-Brousse Hospital as well as other university hospitals in the region.

Foie bio-artificiel externe : interview de Cécile Legallais (CNRS/Université de Technologie Compiègne, IFBF, iLite)


Cécile Legallais, Directeur de Recherche CNRS à Université de Technologie de Compiègne, détaille ses recherches sur un dispositif de foie bio-artificiel externe. Mme Legallais et son équipe participent au projet de RHU (Recherche Hospitalo-Universitaire en santé) iLite en compagnie d’autres membres de l'Institut Français de BioFabrication.

Écouter l’interview de CNRS-la radio (0-11mn et 35-38mn)